Carole van Eyll

Carole van Eyll

Parlez-nous de votre job

En tant qu’Adjointe de l’Ambassadeur de Belgique à Addis Abeba (Ethiopie), mon travail actuel comporte deux dimensions principales. D’un côté le travail multilatéral, à savoir essentiellement les relations avec l’Union africaine, notamment dans le cadre du mandat de la Belgique (2019-2020) au Conseil de Sécurité des Nations Unies où environ 80 % des dossiers concernent le continent africain.

De l’autre, la dimension de management, en assistant l’Ambassadeur dans sa gestion quotidienne du poste diplomatique, sous des angles divers (ressources humaines, ICT, communication…). Par périodes, mon travail inclut également davantage de tâches consulaires (visas, assistance aux Belges). La dimension de promotion de l’image de la Belgique est par ailleurs omniprésente dans la vie de tout diplomate.

Que trouvez-vous intéressant dans votre métier ?

La fierté de représenter mon pays ; la rencontre de personnes provenant d’horizons variés ; la diversité du travail effectué ; la richesse des expériences de vie ; la nouveauté et l’apprentissage permanents ; le gain d’ouverture d’esprit ; la découverte de pays, populations, cultures, modes de vies … Je ne m’ennuie jamais !

Décrivez brièvement une journée ordinaire de travail

En Afrique par exemple, la journée de travail commence généralement assez tôt. Elle implique de se mettre au courant des dernières nouvelles officielles comme informelles, d’entretenir les contacts avec notre réseau, de répondre aux sollicitations du SPF Affaires étrangères ou des ressortissants belges basés dans notre juridiction par exemple, de participer à des réunions internes et externes à l’ambassade, de rédiger et de corriger des rapports sur les dossiers qui nous concernent, de s’assurer du suivi des dossiers par les autres sections/collègues de l’ambassade, d’assurer la visibilité de la Belgique lors de réceptions ou autres occasions,… Il est rare d’avoir un horaire répétitif au quotidien.

Travailler pour votre employeur actuel … Est-ce un avantage, selon vous ?

Les avantages de travailler pour le SPF Affaires étrangères sont directement liés aux aspects que j’estime intéressants dans mon métier (cf. plus haut). Ils sont aussi liés à la variété dans la stabilité (ou l’inverse). Peu d’employeurs offrent ce type d’avantages – même s’il est vrai qu’ils s’accompagnent de défis tant professionnels que personnels. Qui a dit que la vie devait être un long fleuve tranquille ?

Quel a été votre parcours avant de rejoindre votre employeur actuel ?

Après des études juridiques tournées vers l’international (notamment Collège d’Europe), j’ai brièvement travaillé pour un cabinet d’avocats, puis à l’OTAN, avant de présenter le concours diplomatique. J’avais par ailleurs mis sur pied à Bruxelles un réseau de jeunes professionnels intéressés par la politique étrangère. Je m’apprêtais à accepter un travail académique lié au droit européen lorsque j’ai appris ma réussite au concours.

Quelle a été la procédure de sélection ?

Epreuve éliminatoire « bac à courrier » pour s’assurer des capacités de base en matière de gestion du (temps de) travail ; test psychologique ; examens de néerlandais et d’anglais (écrit et oral) ; conférence à résumer puis commenter ; et enfin le jury, dont les questions se concentraient sur les matières dites diplomatiques, à l’époque où la fusion de cette carrière avec les filières consulaire et de coopération n’avait pas encore été actée.

Vous souvenez-vous de votre premier jour de travail ?

Je me souviens très bien de mon premier jour en tant que « stagiaire diplomate », qui était surtout l’occasion de faire la connaissance des autres – jeunes et moins jeunes – qui avaient comme moi choisi d’embrasser cette belle carrière.

Ce qui m’avait frappé était la diversité et la richesse des parcours académiques, professionnels et personnels de chacun. Ce premier jour a immédiatement permis de créer des liens de collégialité et parfois d’amitié à l’aube d’une nouvelle aventure professionnelle