Faites la connaissance de Veerle Baele

Comment êtes-vous devenue médecin-inspecteur ?

J’ai travaillé pendant plus de 20 ans comme médecin dans un bureau de consultations de Kind & Gezin, dans le secteur préventif. À la mi-2017, il a été décidé de ne plus travailler avec des médecins au statut d’employé, mais uniquement avec des médecins indépendants. Vu que ce n’était pas envisageable pour moi, j’ai décidé de choisir une autre voie. Par hasard, j’ai alors vu que l’INAMI cherchait des médecins. À l’été 2017, j’ai participé à la procédure de sélection. Je n’avais vraiment aucune idée du contenu de la fonction mais je me suis dit : « On verra bien ! ». À l’automne, j’ai été informée de ma réussite.

En janvier ’18, 8 nouveaux médecins-inspecteurs ont commencé : 4 francophones et 4 néerlandophones. Pendant 2 mois, nous avons bénéficié d'une formation intensive, un processus qui était assez nouveau au sein de l’INAMI. C’était passionnant, intéressant et parfois fatiguant vu la complexité de la matière, mais aussi un défi ! Entre-temps, j’ai déjà procédé à quelques contrôles, principalement en Flandre occidentale. Il peut s’agir d'un contrôle individuel d'un prestataire de soins mais également d'un contrôle thématique dans un hôpital en Belgique. Il s'agit généralement de vérifier si des prestations techniques ont été facturées correctement ou non.

Comment se déroule une journée de travail d'un médecin-inspecteur ?

En tant que médecins-inspecteurs, nous vérifions si les prestations médicales ont été correctement facturées à l’assurance-maladie. Nous réalisons l’enquête et auditionnons des assurés et des prestataires de soins si nécessaire. Nous dressons ensuite un procès-verbal de constatation.

Parfois, je passe toute la journée au Service de Bruges pour analyser les données que nous recevons des mutualités. Le lancement d'un dossier exige un examen approfondi de toutes les informations. À une phase ultérieure de l’enquête, nous partons parfois en déplacement afin d’auditionner des assurés ou prestataires de soins. Le travail est donc très varié.

Quels sont les avantages de ce travail ?

Je ne travaille pas tellement loin de chez moi. Lorsque j’ai introduit ma candidature, les postes étaient ouverts pour différentes régions. J’ai alors décidé de ne postuler que pour Bruges et j’ai eu de la chance d’être retenue ! Ça ne me dérange pas de me rendre parfois au Service central, mais faire la navette tous les jours jusqu’à Bruxelles serait trop fastidieux pour moi.

La flexibilité des heures de travail est un grand atout. La possibilité de télétravail est également un avantage. 

Je n’ai peut-être plus la relation médecin-patient mais je fais encore de nombreuses agréables rencontres. En tant que médecin-inspecteur, je suis aussi chaleureusement accueillie.