Olivier

Olivier

Chef de projet

Qu’est-ce qui vous passionne/ fascine dans votre travail?

Si je fais le bilan après presque 15 ans passés dans la fonction publique dont 10 au SPF Santé publique, j’ai eu la chance d’avoir une expérience assez riche avec une certaine responsabilité et ce dès le début de ma carrière. La plupart des projets qui m’ont été confiés portaient sur le développement de sites Internet & Intranet, de plateformes collaboratives et d’outils de gestion. J’ai eu aussi l’opportunité de coordonner le programme New World of Work du SPF (nouvelle culture, travail collaboratif, dynamic office, outils de travail à distance). En parallèle à cela, je travaille pour le PMO central du SPF où je participe à la sélection, la mise en place et le suivi de différents projets et en recueille les leçons apprises.

J’apprécie la gestion de projet parce qu’elle me permet de travailler sur du concret. Les projets qui m’ont été confiés ont eu ainsi des conséquences très pratiques, notamment en termes d’innovation, pour nos collaborateurs. D’autre part, j’ai toujours aimé la part d’analyse que comporte la gestion de projet, quand il s’agit par exemple de traduire les besoins de nos clients en fonctionnalités ou lorsqu’il faut mettre en place des stratégies pour transformer une idée en une réalité. Enfin, j’attache beaucoup d’importance aux contacts humains dans mes relations de travail. Ici aussi, les projets que je gère me permettent de rencontrer de nombreux interlocuteurs : informaticiens, experts, managers et autres chefs de projets.

Si vous regardez en arrière, depuis votre premier jour de travail jusqu’à aujourd’hui, qu’avez-vous retenu de votre parcours ?

J’ai toujours été frappé par l’abondance des formations auxquelles nous avons accès, et qui nous permettent de nous spécialiser dans les domaines d’expertise les plus divers. Elles m’ont permises d’approfondir mes connaissances en multimédia, en gestion de projet, programmes et portefeuilles mais également dans les matières managériales, notamment dans le cadre du programme PuMP de la Solvay Business School et du trajet pour dirigeants organisé par l’IFA.

Après ma formation certifiée en gestion de projet, je souhaitais occuper une fonction plus orientée management, toujours au sein du SPF Santé publique. J’ai dès lors intégré, via une procédure de promotion interne, un pool transversal de chefs et de collaborateurs de projet où je gère aujourd’hui des projets de domaines variés, ainsi que des collaborateurs de projet.

Le SPF met-il à votre disposition des outils intéressants pour réaliser votre travail ?

Différents outils techniques d’aide à la gestion de projet sont à notre disposition au sein de notre organisation, tels que MS-Project et la plateforme EPM (Entreprise Project Management) de gestion de projet basée sur la méthodologie Prince2. Nous bénéficions également de nombreuses formations.

En plus de cela, le SPF offre tous les outils nécessaires à une bonne collaboration avec ses collègues, sur place ou à distance. Le télétravail est possible jusqu’à 3 jours par semaine, ce qui permet de mieux gérer les contraintes dues à la vie privée.

Retrouvez-vous dans votre SPF la caricature du fonctionnaire ?

En réalité, ma vision de la fonction publique a profondément changé. Au départ, j’avais très peur de la lourdeur des processus administratifs. Et il est vrai que nous ne pouvons faire abstraction des nombreuses procédures inhérentes à notre travail de tous les jours. Mais, petit à petit, j’ai constaté que ces processus n’entravaient que rarement notre travail. Au contraire, ils permettent d’assurer la qualité de ce que nous faisons. En résumé, je rencontre finalement beaucoup plus de dynamisme et d’innovation qu’escompté.

Pour conclure, vous avez encore une anecdote ?

Lorsque j’exerçais ma fonction d’expert en communication multimédia, je remplaçais parfois le porte-parole du SPF Santé publique. C’est comme cela que je me suis retrouvé un soir, en pleine crise, responsable de la communication, alors qu’un incident radioactif s’était déclaré à l'Institut National des Radioéléments de Fleurus. J’ai participé aux réunions du centre de crise avec les autorités fédérales, régionales et locales impliquées. J’ai aussi géré les journalistes et les communications produites par notre SPF. Bref, beaucoup d’adrénaline, mais aussi une expérience très enrichissante.