Véronique Crutzen

Véronique Crutzen
Parlez-nous de votre job…

D'une part, mon travail consiste à encadrer des projets de recherche ou de conceptualisation d'outils relatifs au bien-être au travail, notamment en matière de prévention de la charge psychosociale. Les projets peuvent porter sur le harcèlement, le stress, le burn-out,… Pour les recherches, nous faisons appel à des instituts et des universités pour objectiver les phénomènes et développer de nouvelles connaissances sur le sujet. Nous organisons un suivi régulier avec eux et avec d'autres acteurs comme les partenaires sociaux. Ensuite, sur base des résultats obtenus, soit nous demandons aux chercheurs de développer des outils de diagnostic ou d'intervention pour le terrain, soit nous le faisons nous-mêmes.

Notre rôle consiste également à évaluer les outils conçus en collaboration avec les acteurs du terrain (réseaux d'experts, partenaires sociaux, GRH, employeurs, conseillers en prévention,…). Nous essayons de créer une dynamique entre la recherche, la législation et le terrain.

D'autre part, je suis chargée d'organiser des séances de sensibilisation et des journées de formation pour les managers, les GRH, les syndicats, les conseillers en prévention,… pour leur faire part de toutes les recherches qui ont été menées, de leurs résultats et des outils qui ont été développés. L'objectif de ce métier est d'améliorer constamment les conditions de travail et de faire en sorte qu'il y ait plus de prévention dans les entreprises.

Quel a été votre parcours avant de rejoindre votre employeur actuel ?

Avant de rejoindre l'Administration, j'ai travaillé dans le privé. J'ai été engagée en tant que contractuelle chez Selor où j'étais chargée d'organiser et d'effectuer des recrutements. J'y suis restée un peu plus d'un an avant d'être engagée en tant que statutaire au SPF Emploi, il y a 9 ans.

Travailler pour votre employeur actuel … Est-ce un avantage, selon vous ?

Travailler au SPF Emploi et pour le domaine du bien-être au travail représente beaucoup pour moi. Les projets que nous gérons sont tous spécialisés et très différents les uns des autres. Le contenu de chacun permet de s'enrichir,  on ne s'ennuie jamais et on apprend continuellement de nouvelles choses. En plus, nous ne sommes pas seul sur un projet. Nous sommes toujours deux gestionnaires (un FR et un NL) et nous sommes toujours en contact avec le reste de l'équipe. Les échanges d'idées sont donc très fréquents.

Quelle a été la procédure de sélection ?

J'ai participé à un examen statutaire général de niveau A et je suis arrivée +/- 73e sur des centaines. J'ai ensuite reçu des offres d'emploi de toute part avant de finalement recevoir une offre pour un poste d'attachée à la DG Humanisation du travail. J'ai alors participé à un entretien de sélection et j'ai été engagée.

Voulez-vous partager une anecdote particulière ?

Ce travail permet de faire des rencontres sortant de l'ordinaire. Par exemple, nous avons reçu lors d'une conférence Christophe Dejours, psychiatre célèbre, surtout dans le domaine du bien-être au travail. Cela a donné un petit côté people à cette journée. D'un autre côté, j'ai récemment rencontré une chercheuse venue expressément du Québec pour nous expliquer ses recherches.