Brice Dereymaeker

Brice

Parlez-nous de votre job

Je travaille au sein du service Désarmement et Non-prolifération de la Direction Générale Affaires multilatérales et Mondialisation. J’y assure le suivi d’une série d’instruments internationaux portant sur la régulation de certaines armes, j’accompagne l’évolution de ces instruments et participe activement au rapportage de la Belgique dans les fora internationaux.

S’impliquer dans la régulation des armes et dans la lutte contre les armes illicites au niveau international, c’est œuvrer afin de réduire les conflits et la violence armée.

Que trouvez-vous intéressant dans votre métier?

Pouvoir avoir des interactions avec de nombreux acteurs me semble fondamental. Comprendre la position des ONG mais aussi des différentes pays partenaires et essayer de trouver des manières d’avancer ensemble sur des sujets importants comme le déminage ou l’encadrement du commerce des armes, c’est ça qui me motive.

Décrivez brièvement une journée ordinaire de travail

Souvent, je commence ma journée par passer en revue les mails qui sont arrivés au cours de la nuit. Étant donné que mon service travaille avec des postes diplomatiques et des organisations internationales se trouvant aux quatre coins du monde, les informations n’arrêtent jamais de nous parvenir. Ensuite, j’établis les priorités du jour.

Mon travail comporte une partie prévisible et donc planifiable. L’autre partie consiste plutôt à réagir à des sollicitations externes – une question parlementaire par exemple – ou à des évolutions dans l’actualité.

De nombreuses réunions en interne ou avec des personnes externes au SPF rythment mes journées, lors desquelles la lecture et l’écriture représentent le gros du travail.

Travailler pour votre employeur actuel … Est-ce un avantage, selon vous?

Travailler en tant que fonctionnaire fédéral comporte des avantages. Les horaires sont flexibles, le travail est varié et il est réellement possible de choisir son orientation en s’investissant dans des projets variés. Cela permet également de maintenir des rapports professionnels avec un large panel d’intervenants comme les représentants d’ONG, d’autres fonctionnaires, des diplomates étrangers,…

Quel a été votre parcours avant de rejoindre votre employeur actuel?

Avant de commencer au SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement, j’ai travaillé une année en tant que chargé de recherche pour une ONG belge. J’y réalisais des études sur le secteur ONG et accompagnais des ONG dans leur réorientation stratégique.

Avant cela, j’ai réalisé un doctorat à Barcelone portant sur la coopération décentralisée et indirecte entre l’Espagne et le Maroc. Dans ce cadre, j’ai analysé l’imaginaire véhiculé par certains projets de coopération au développement en me centrant sur les configurations spatiales des projets (intervention micro ou macro, intervention sur des espaces productifs ou socio-culturels,…).

J’ai donc intégré le SPF avec un bagage assez académique. L’aspect opérationnel de mon travail actuel me plait beaucoup.

Quelle a été la procédure de sélection?

Je me suis inscrit à un concours de Selor pour un poste d’attaché en aide humanitaire et en coopération. Ensuite, après les différentes étapes du processus de sélection en question, j’ai intégré une liste de lauréats. Plusieurs mois après la fin du concours, j’ai finalement marqué mon intérêt pour mon poste actuel.

Vous souvenez-vous de votre premier jour de travail?

C’était le premier lundi d’un mois d’août. Ce n’est peut-être pas la période la plus indiquée pour commencer un nouveau job.