Alain Mayaux

Alain Mayaux
Parlez-nous de votre job…

Mon job consiste essentiellement à garantir que les principes de l'assurance-chômage (et des dispositifs assimilés : interruption de carrière, aides fédérales à l'embauche, etc…) soient correctement appliqués dans la région dont j'ai la charge. Cela implique évidemment le respect des dispositions légales, mais aussi le souci d'offrir à la population un service moderne et de haut niveau, incluant une information adaptée, des paiements rapides, un accueil de qualité,…

Concrètement, mes tâches consistent à suivre les délais de traitement et les contrôles de qualité sur les différentes matières gérées, à intervenir dans les dossiers plus sensibles ou plus compliqués, à veiller à la bonne affectation des ressources, à la formation et à l'information de mes collaborateurs, à la communication en interne et en externe, …

Une partie importante de mon temps, comme pour beaucoup de mes collègues directeurs, est aussi consacrée à la participation à des projets stratégiques nationaux, qui visent à améliorer le fonctionnement global de l'ONEM.

Quel a été votre parcours avant de rejoindre votre employeur actuel ?

Après des études d'Histoire, j'ai fait une licence en Sciences du Travail, et en même temps la Communication Sociale. La formation en droit social, acquise en Sciences du Travail, m'a permis de réussir un examen d'inspecteur des lois sociales, et je suis entré en fonctions en mai 1988 à l'ONSS-APL. J'y appris énormément sur le fonctionnement de la sécurité sociale.

En 1994, j'ai eu l'occasion de me rapprocher de mon domicile, en devenant chef de service au Bureau de l'ONEM de Mons. J'ai exercé cette fonction de chef de service pendant 7 ans, avant de devenir directeur du Bureau en 2001.

Travailler pour votre employeur actuel … Est-ce un avantage, selon vous ?

C'est, sans la moindre hésitation, un immense avantage, presque un privilège ! Et cela pour des raisons qui peuvent tenir en 4 mots : dynamisme, utilité, diversité et collégialité.

Dynamisme, parce que l'ONEM, à travers les projets nationaux ou locaux, travaille continuellement à améliorer ses processus, les services offerts à la société, mais aussi la satisfaction de ses collaborateurs ; il y règne une vraie culture du changement, et celui qui veut s'investir dans l'innovation ne s'y ennuie jamais.

Utilité, parce que nous jouons un rôle crucial dans le dispositif de la sécurité sociale : dans la région de Mons, un habitant sur 6 perçoit chaque mois un revenu de l'ONEM, c'est dire l'impact de nos services à la population.

Diversité, à un double niveau : par le nombre de matières que nous gérons (chômage, prépension, interruption de carrière et crédit temps, plans d'embauche, ALE et titres-services, …) et par les multiples facettes de ma fonction, qui va du management pur aux relations avec les syndicats, en passant par la gestion du bâtiment, les contacts avec les partenaires externes (Forem, organismes de paiement, opérateurs de formation,…), l'organisation de la communication interne, des formations à donner, la gestion de projets, etc.

Collégialité, parce que j'ai la chance d'être entouré d'une équipe de collaborateurs enthousiastes et compétents, avec qui je prends la plupart des décisions relatives à la gestion globale du Bureau. C'est un grand avantage pour moi, et pour eux c'est une opportunité de se familiariser avec les problèmes transversaux, et ça les entraîne à pouvoir se passer de moi ! Cette collégialité se retrouve aussi dans la conduite des projets stratégiques à l'ONEM.

Quelle a été la procédure de sélection ?

C'est un emploi statutaire, et mon entrée à l'ONEM s'est faite par le biais d'un examen au SPR, l'ancêtre de Selor. L'accès à la fonction de directeur s'est déroulé selon une procédure de sélection interne, avec notamment un entretien devant le Comité de Direction, suivi - comme le veut la règle pour les parastataux sociaux - d'une décision du Comité de Gestion.

Voulez-vous partager un événement marquant ?

J'ai eu la chance au début de ma carrière à l'ONEM de participer à un échange avec l'Unedic, qui était à l'époque l'équivalent français de l'ONEM. J'ai donc passé, avec quelques collègues, une semaine très enrichissante à Paris. On peut comparer ça à une sorte d'Erasmus pour fonctionnaires, avec un contenu académique, très professionnel, mais aussi un intéressant contenu « loisirs et découverte », et tous deux resteront inoubliables. Je souhaite à tout le monde de pouvoir vivre de telles expériences, parce qu'on y apprend beaucoup, on découvre d'autres méthodes de travail, mais on se rend compte aussi que ce qu'on fait chez nous n'est franchement pas si mal que ça, et c'est une opportunité de se créer des amitiés durables.