Aurélie Noël

Aurelie Noël
Parlez-nous de votre job…

Je supervise une équipe de quatre cartographes. Nous travaillons ensemble sur un projet international qui vise à actualiser les relevés cartographiques des pays où cette mise à jour est tardive voire inexistante. Grâce à des images satellitaires, nous capturons les éléments les plus importants et représentatifs du paysage. A l'aide de ces informations exactes et précises, nous adaptons, par exemple, les tracés des routes sur carte. J'aide mon équipe à utiliser les systèmes d'information géographique (S.I.G. dans notre jargon) qui nécessitent un certain doigté et une expérience adéquate.

Quel a été votre parcours avant de rejoindre votre employeur actuel ?

J'ai commencé à travailler au sein du laboratoire de géographie économique de l'Université de Liège sur divers projets d'urbanisme et d'aménagement du territoire. Après la réalisation de ces projets, j'ai souhaité explorer de nouveaux horizons et ai été engagée dans ma fonction actuelle.

Travailler pour votre employeur actuel … Est-ce un avantage, selon vous ?

Oui ! Surtout que notre équipe a un statut particulier… Outre les avantages classiques qu'offre un emploi dans le secteur public (formations, multiples projets, horaires flexibles, participation aux frais de transport, ….), nous avons la chance de partager deux ambiances de travail … En effet, bien que l'IGN se situe à l'Abbaye de la Cambre à Bruxelles, le projet « Défense » sur lequel nous travaillons nous amène à œuvrer depuis le site militaire du Quartier Reine Elisabeth à Evere. Nous partageons la vie quotidienne des militaires et nos collègues de l'IGN nous convient à leurs activités. Une situation tout à fait singulière qui rend justement ce travail plus attrayant ! 

Quelle a été la procédure de sélection ?

Après m'être inscrite sur le site du Selor, j'ai eu une entrevue pour un emploi contractuel de « team leader » à l'Institut Géographique National, rêve de tout géographe féru de cartographie, ce qui est mon cas.   

Voulez-vous partager une anecdote particulière ?

J'étais engagée depuis un mois à l'IGN lorsque mon équipe et moi-même avons été transférés à Evere. La première rencontre avec mon homologue militaire, un chaud jour de septembre, fut mémorable. Il est arrivé en treillis et « combat-shoes » et j'étais en sandales et tee-shirt « Félix le chat ». Il m'a dévisagée et m'a dit « ça, ça ne sera pas possible chez nous ». Pour une première impression… Depuis, nous sommes amis.