Christian Van Heurck

Christian Van Heurck

Parlez-nous de votre job…

En tant que coordinateur de la cyber emergency team fédérale CERT.be (l’équipe d'intervention d'urgence en sécurité informatique), ma première tâche consiste à assurer le bon fonctionnement de notre équipe. Concrètement, cela signifie que je gère les projets et les budgets, je prévois les formations et le coaching des membres de l'équipe, je rédige les rapports de projets et les procédures, je gère les embauches, etc. Par ailleurs, je coordonne les incidents de sécurité informatique spécifiques. Bref, mon équipe et moi faisons en sorte que la mission et les objectifs de CERT.be soient réalisés de manière optimale.

Outre ces tâches « classiques » de coordination, un élément important de ma fonction est également la collaboration avec d'autres instances telles que la police fédérale et la justice. Il faut clairement déterminer qui remplit tel ou tel rôle et analyser quel est l'impact de nos activités sur les autres acteurs du domaine. Les équipes de CERT.be ont une position unique: ils sont les pompiers de l'Internet. C’est pourquoi cette position doit être connue et défendue.

Je joue également un rôle de conseiller politique en matière de sécurité informatique en Belgique  où ce domaine évolue rapidement, d'un point de vue  tant légal que social.

Dans mon travail, il est également important de partager et de mettre à jour en permanence mes connaissances. C'est pourquoi  je participe à des colloques en Belgique et à l'étranger, je fais moi-même des présentations à des conférences, etc. De temps à autre, je m'adresse également à des journalistes ; je suis en quelque sorte un lien entre CERT.be, les médias, nos clients et les parties prenantes.

Quel a été votre parcours avant de rejoindre chez votre employeur actuel ?

Je n'ai pas suivi un parcours traditionnel, car je suis physicien de formation. Après une première expérience de travail comme enseignant, j'ai eu la chance de démarrer dans une section de l'Informatica Centrum Antwerpen (le centre informatique d'Anvers), autrefois dénommé Digipolis. J'ai toujours eu une passion et un grand intérêt pour le secteur de l’ICT ; en tant que gestionnaire de projet, j'ai accumulé beaucoup de connaissances qui me sont toujours utiles aujourd'hui. Après plusieurs restructurations au sein de cette entreprise, je suis devenu responsable cluster au service d'assistance.

Après cela, j'ai souhaité travailler de manière plus pratique, je me suis mis à mon compte comme gestionnaire de systèmes et installateur de PC.  A cette époque, j'avais déjà un grand intérêt pour la sécurité.

J'ai ensuite travaillé pour Cultuurnet Vlaanderen pendant quelques années, où j'ai commencé par donner des formations sur une nouvelle application à des organisations culturelles réparties dans toute la Flandre. Petit à petit, j'ai accumulé plus de connaissances techniques et suis devenu gestionnaire de systèmes et applications, puis coordinateur d'équipe.

Travailler pour votre employeur actuel … Est-ce un avantage, selon vous ?

Absolument ! Travailler au CERT.be, c'est contribuer à la création de solutions à la problématique de la sécurité informatique. Le contenu du job est passionnant, très varié et idéal pour les gens qui veulent apprendre en continu, créer un réseau, etc. En outre, l'atmosphère est excellente dans l'équipe.

Quelle a été la procédure de sélection ?

Ayant vu une offre d'emploi, j'ai immédiatement posé ma candidature auprès du service du personnel. J'ai alors été convoqué à un premier entretien avec le coordinateur du service et le directeur technique de l'époque. Ensuite, il y a eu un deuxième entretien auquel a également assisté le directeur général et peu après, on m'a proposé un contrat. La procédure d'embauche s'est donc déroulée de manière très fluide.

Vous souvenez-vous de votre premier jour de travail ? Désirez-vous raconter une anecdote ?

Au départ, j'étais assez nerveux. J'avais déjà rencontré mon coordinateur durant les entretiens d'embauche mais pas le collègue avec qui j'allais travailler. J'étais donc très impatient de savoir de quel genre de personne il s’agissait. Lorsque je suis entré dans le bureau, j'ai vu quelqu'un en costume qui était assis devant son bureau. J'ai d'abord pensé que c'était lui, mais il s'est avéré être un collaborateur externe. Mon collègue était assis un peu plus loin. Au final, il n’était pas en costume et m’a salué directement. J’ai donc été très soulagé de me tenir face à quelqu’un qui me paraissait très positif et souriant car ça m’a tout de suite mis en confiance par rapport à notre future collaboration.