Pourquoi avez-vous changé de métier ?

J’avais une belle fonction dans une grande entreprise, mais je me suis demandé quel était en fait le but de mon travail. Permettre à celui qui gagne déjà beaucoup de gagner encore plus ? Cela ne me plaisait plus et j’ai donc décidé de m’engager dans l’entrepreneuriat durable. Pour moi, c’est l’aspect éthique qui prime et je souhaitais également stimuler la collaboration et la créativité des gens. J’ai donc créé ma propre agence CoVISU, qui donne des conseils marketing à des petites entreprises et des producteurs  locaux en Afrique.

Quelle barrière avez-vous dû franchir ?

En Belgique, nous avons trop peur du risque. Il faut absolument réussir. J’ai moi-même aussi hésité car je mettais en jeu un certain nombre de certitudes. Un saut dans l’inconnu fait toujours peur, et s’aventurer en Afrique représentait un pas énorme, au sens propre comme au figuré.

Le feriez-vous à nouveau ?

Oui, sans la moindre hésitation ! Et même si tout s’arrête demain. Pour moi, ce changement a été jusqu’ici une véritable ‘école de vie’. J’ai déjà tant appris et vécu tellement de belles expériences… En trois mots, je dis : encore, encore, encore !

De quoi rêvez-vous encore ?

Aider autant d’ONG que possible à réussir leurs projets sociaux en Afrique. Je pense qu’un marketing et une commuciation structurés peuvent aider. Mon objectif final est que de telles initiatives soient de moins en moins dépendantes de subsides.

Vos conseils pour celui ou celle qui veut changer de métier ?

Si votre coeur vous invite à suivre une autre direction, suivez votre coeur.

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Christine _englebert _web   AVANT APRÈS
JOB Responsable marketing dans des multinationales Coach en marketing pour des projets durables (ici et en Afrique)
DURÉE 9 ans 1 ans
PLUS GRAND ATOUT Une vie confortable grâce à un style de vie élevé et peu d’insécurité. J'ai beaucoup de satisfaction quand je vois le visage des producteurs s'éclairer. Je me dis que grâce au travail qu'on a fait ensemble, ils sont plus forts dans la chaîne commerciale.
PLUS GRAND DÉFI J’avais parfois des problèmes éthiques par rapport à mon boulot. Il y avait aussi un manque de créativité C'est d’une part la gestion du temps, mais aussi de m'adapter sans cesse à de nouvelles cultures, en gardant une énergie pétillante et une grande empathie pour tous.