Faites la connaissance de Michel Van der Haegen

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai d’abord travaillé 30 ans comme médecin généraliste dans un cabinet individuel fréquenté. Ces dernières années, je voulais donner une nouvelle orientation à mon travail tout en restant dans le domaine médical. Quand différentes offres d’emploi pour la fonction de médecin-inspecteur à l’INAMI ont été publiées, j’ai tenté ma chance avec succès. Pendant les trois premières années, j’ai travaillé comme médecin-inspecteur pour le Service d’évaluation et de contrôle médicaux. Début 2015, je suis passé de l’INAMI au Fonds des accidents médicaux (FAM) par le biais de la mobilité interne.

En quoi consiste exactement votre fonction ?

Le FAM n’est opérationnel que depuis deux ans et est donc toujours en pleine construction. Avant, les patients qui pensaient avoir subi un dommage durant des traitements médicaux pouvaient uniquement se tourner vers le tribunal. Le FAM propose à présent une solution alternative grâce à la médiation et peut parfois aussi effectuer des paiements. Les médecins du Fonds évaluent tous les dommages sous un angle médical. Nos collègues juristes en font de même sous un angle juridique. Les deux groupes collaborent intensément.

À quoi ressemble votre journée type ?

Je viens en train à l’INAMI. Nous avons des horaires flexibles et je peux récupérer mes heures supplémentaires sous la forme de jours de congé. Je peux aussi faire du télétravail, un voire parfois deux jours par semaine. Je fonctionne de manière assez autonome, car je sais parfaitement le nombre de dossiers que je dois commencer et clôturer par semaine.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus ?

Sur le plan scientifique, mon travail représente souvent un défi. Je suis régulièrement confronté à des pathologies très variées et généralement graves qui demandent de nombreux travaux de recherche médicaux ainsi que des examens médicaux propres.

Quelles sont les compétences requises pour exercer correctement cette fonction ?

Une bonne dose de curiosité médicale et un esprit ouvert sont importants. Une formation en médecine d’assurance ou en évaluation des dommages humains constitue un avantage, mais n’est pas indispensable. On en apprend tous les jours durant le travail.

Quels sont les avantages de travailler pour l’INAMI ?

Je travaille en équipe avec d’autres collègues et nous sommes épaulés par un bon groupe de gestionnaires de dossiers et un secrétariat qui fonctionne bien. Nous avons ici une tout autre vision des soins de santé, depuis une métaposition, souvent macroéconomique. Le plus agréable, ce sont les nombreux avantages légaux et extra-légaux et la sécurité de l’emploi. L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est également très bon. À cela, il faut ajouter des congés en suffisance, la possibilité de suivre des formations en interne, de bons collègues, une ambiance de travail agréable… Bref, un ensemble très alléchant !