Faites la connaissance de Martine Willems

Quel parcours avez-vous effectué avant d’arriver chez votre employeur actuel ?

J’ai fini mes études de de médecine en 1985. Après avoir travaillé comme médecin généraliste pendant huit ans, j’ai rejoint une mutualité en tant que médecin-conseil. Dans cette fonction, j’étais régulièrement en contact avec des inspecteurs de l’INAMI. C’est ainsi qu’est né mon intérêt.

Comment s’est déroulée la procédure de sélection ?

Quand l’INAMI a recruté des inspecteurs en 2005, j’ai postulé. Comme c’est le cas aujourd’hui, la procédure de sélection se faisait déjà par l’intermédiaire de Selor. Les quelques petits tests ont été suivis d’un entretien d’embauche et j’ai directement été reprise parmi les lauréats. J’ai travaillé huit ans en tant que médecin-contrôle au service provincial de l’INAMI à Anvers avant de bénéficier en 2013 d’une mutation par le biais du « marché interne ». Je suis ainsi passée au Fonds des accidents médicaux. Ce service de l’INAMI a été créé en 2013 à Bruxelles et j’y travaille à présent en tant qu’experte.

Parlez-nous de votre travail…

Les personnes qui pensent être victimes d’une erreur médicale peuvent porter plainte auprès du Fonds. Nous prenons alors contact avec toutes les personnes concernées et constituons un dossier au sujet duquel un expert externe remet généralement une évaluation. Ce qui me plaît particulièrement, c’est que grâce à cet emploi, je suis à nouveau au cœur de la « vraie » médecine. Je traite des rapports médicaux et d’opérations, examine la médication qui a été prescrite, etc. Mon travail est en outre très varié. Je collabore avec des juristes et nous nous concertons dans chaque dossier, ce qui oblige à garder un esprit ouvert. Le monde juridique et celui de la médecine sont très différents, et nous collaborons de manière constructive pour conseiller les victimes.

Quels sont les avantages de travailler pour l’administration et/ou l’INAMI ?

J’ai entamé ma carrière comme médecin généraliste et mon compagnon était également indépendant. Cette situation n’était pas combinable avec une vie de famille saine. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi à l’époque de travailler comme médecin-conseil. Aujourd’hui aussi, à l’INAMI, je suis bien contente de ne plus être tirée du lit au milieu de la nuit quand quelqu’un est malade. Ici, je peux fermer la porte le soir et laisser le travail au bureau. Les horaires flexibles me permettent de planifier facilement mes journées. Maintenant que les enfants ne vivent plus à la maison, j’ai aussi du temps à consacrer à d’autres activités à côté du travail. Cette liberté, je la trouve inestimable.